Paysage au moulin
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Paysage au moulin 1983 - Technique mixte sur bois, 50 x 40 cm
Collection particulière, Angers

Les reliefs ont ici envahi le cadre, comme si une agitation frénétique, toute de fraîcheur et de fantaisie, n’avait pu être contenue.
Sur la gauche un moulin se dresse. Sa roue rayonnée et les trois traits noirs qui en partent évoquent des mouvements d’eau. L’ensemble - qui aurait pu éventuellement s’intituler “Paysage paradisiaque” - constitue un hymne à la vie. Habitations comme personnages, animaux domestiques ou bêtes sauvages, collines et croissant de lune participent tous d’une même fête.
Sous la roue du moulin une sorte de guide courbé dans une attitude d’offrande semble nous inviter à visiter ce monde varié et pacifique.
Cette scène illustre bien ces quelques lignes écrites par E. Larus pour le catalogue du salon de la Jeune Peinture en 1980 :

“Pour une réalité picturale poétique, trouver un langage permettant d’être plus authentique, plus saisissant. Se rapprocher du cœur de la création, des sources primitives, à la recherche du vrai, de l’insolite et du magique. Jubilation de la créativité au-delà des normes qui n’exclut ni lucidité, ni raffinement, ni humour. Fuir le monde des conventions pour retrouver l’irrationnel, l’intemporel. Contre l’art officiel, sophistiqué, assujetti aux modes, la grande fête folle où l’invention superbe et drôle prendrait la place du sérieux bien propre. Contre l’ennui du quotidien, faisons pisser les fontaines et rire les arbres! Allumons nos lampions à la fête de l’imaginaire !”