La sauvageonne
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La sauvageonne 1990 - Acrylique sur carton, 81 x 65 cm
Collection particulière, Paris

Il s’agit d’un exemple de peinture grattée dont la réussite découle, pour une part importante, de la rapidité de l’exécution.
On remarquera la liberté du trait comme du dessin, et la légèreté de l’ensemble. On prêtera aussi attention à la mise en couleurs par grands plans dans lesquels la vivacité des frottis reste inscrite dans de savoureux effets de transparence.
Le fond, bien que privé de perspective, s’ouvre sur un large espace, impression donnée par les deux trouées sombres évoquant deux pans de ciel nocturne.
En ne tenant pas compte des personnages et des animaux, une assez belle composition abstraite se dégage. Ce phénomène explique une partie du plaisir que nous prenons à contempler cette œuvre particulière. La tache rouge centrale apparaît alors comme la clé de voûte du tableau dont l’écho assourdi se retrouve, pour des raisons d’équilibre, dans un triangle situé en haut à gauche.
Dans cette peinture non dénuée d’humour un indéniable élan vital s’exprime. Peut-être Larus fut-elle cette sauvageonne dans la campagne des Deux Sèvres où nous savons qu’elle aimait courir et se perdre avec parfois des manières de garçon manqué ?