Malgré leur apparence un peu surréaliste, les poèmes et les petits textes qui composent ce recueil ont un sens* : ils racontent chacun à leur manière une “histoire”.

Coïncidence est un poème légèrement érotique. Les bonbons en question se trouvent surtout dans les pays anglo-saxons. Lorsqu’on les suce, un trou se forme au centre et il est tentant d’y pointer le bout de la langue (on comprendra alors le rôle joué par l’harmonica).

L’histoire triste du début est une histoire vraie. J’ai vraiment connu ce médecin homéopathe. Et ce n’est pas la seule fois que j’ai vu quelqu’un sortir de l’eau un poisson de cette manière.

L’écriteau de la gare de Saragosse s’adresse aux mauvais garçons qui fument le thé au lieu de le boire.

Gilbert a existé. Il était effectivement portier de nuit. Il ne vivait pas dans une armoire, mais il avait installé dans son grenier un minuscule autel où il célébrait des messes insolites et naïves. Il n’écrivait pas mais il aurait dû.

La fenêtre ouverte est celle de ma chambre d’adolescent chez ma mère. C’est sa main qui, dans cette cuisine où j’ai été si heureux, incline la bouilloire. La locomotive tenue par l’enfant Jésus a existé (elle était mon jouet préféré). Mais celle qu'il porte dans ce poème est plus grande. Son poids le fait tituber car c’est le poids des misères du monde.

 

Une partie de ces poèmes est parue aux éditions Area en 1997

 

Illustrations de l'auteur


Avant propos - Les poèmes - Morceaux divers