Des glycines dardent leurs langues sucrées

(j’en croque avec mon lait du matin).

Mon doigt à canon scié

tire des oiseaux de celluloïd qui volent et tombent

en criant ouiii ! ouiii ! avec un sourire entendu.

Un poisson anémique

échoué sur son veston

raccommode sur la berge

son morceau d’aspirine.

Le soleil accorde son piano à groseilles

La Lune tisse la nuit

sur le métier des ponts.

 

 

 

Avant propos - Les poèmes - Morceaux divers